Les mots...

Julie Billaud écrit depuis 2007 et a rassemblé ses poèmes de jeunesse dans un recueil publié en 2014, intitulé Harmonies consolantes.

Cela fait maintenant dix années que sa plume danse sur des feuilles, souvent volantes... Poésie du fragment, des visions, le rythme y est incantatoire et les métaphores vives. Lire, écouter sa poésie, c'est la com-prendre. Nul ne peut y accéder s'il ne souhaite s'y trans-porter. 

Certains motifs scandent ses textes, et réapparaissent, cycliques, comme les marques de son imaginaire, un imaginaire vivant dans chaque parcelle du quotidien.

Le reflet, la fêlure, l'Idéal et sa lumière, l'obscurité et ses vices, le souffle...

Elle ressent le monde à travers son langage, qu'elle porte par sa voix, elle-même élevée par la basse de Sébastien.

...et le rythme

Les poètes de la Négritude emploient le verbe pour marteler d'un rythme incantatoire le monde. La parole se fait Vie, battement. Il s'agit de faire vibrer sous la plume l'indicible.

Le Tam-tam est une image de cette poésie.
Chaque note est un battement de cœur, signe d'une vie qui se maintient et qui varie par 
Son rythme 
Et son intensité.

Le Tam-tam est la Peau 
Qui laisse parler l'Âme, 
Sous les doigts tremblants 
D'une Paume affirmant le Combat.

C'est le corps et le cœur vibrant d'un même élan de Vie.

Faire entendre, percevoir, ressentir 

Ce qui se tait

Ce qui n'est plus
Ce qui est, latent, Bruissement intérieur 

Et ce qui sera.

Aurore – Été

«Je ne cherche jamais l’écriture. C’est elle qui me vient. C’est quelque chose qui sort du monde et qui me blesse. Écrire, c’est se découvrir hémophile, saigner de l’encre à la première écorchure, perdre ce qu’on est au profit de ce qu’on voit. On écrit parce qu’on a une maladie de peau, parce qu’on s’aperçoit qu’on est venu au monde sans peau et que le plus léger contact entraîne des résonances du songe et brûle un nerf obscur. Le monde bat du tam tam sur la chair à cru. Il ne reste plus qu’à recopier, transmettre le tam-tam sur un tambourin de papier blanc. C’est affaire de musique plus que de sens. C’est affaire de silence plus que de musique. Mon vrai désir n’était pas d’écrire, c’était de me taire. M’asseoir sur le pas d’une porte et regarder ce qui vient, sans ajouter au grand bruissement du monde. Ce désir est un désir d’autiste. Entre le mot « autiste » et le mot « artiste », il n’y a qu’une lettre de différence, pas plus.»
L‘épuisement, Christian Bobin, p. 61, Folio, 2015

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